Ma vie à Montréal

Salut les Surmotivés, je vous retrouve aujourd’hui pour un nouvel article qui est le premier de la série « Ma vie à » dans laquelle je partage avec vous mon expérience dans différentes villes non françaises dans lesquelles j’ai passé plus de 2 mois.

Le but n'est pas de rédiger une liste de ce que j'y ai fait mais de vous raconter quelques anecdotes et de vous retransmettre comment je me suis sentie dans ces endroits où j’ai vécu. 🙂

Montréal - Canada : juillet 2006 - août 2007

Je suis arrivée dans la capitale du Québec en 2006 car ma mère a décidé d’y travailler pendant une année. 

Étant donné que nous avions débarqué en plein été, un des premiers souvenirs que j’ai de la ville est la chaleur étouffante que j’y ai ressenti due aux 30°C d'alors. ☀️ 

Bien heureusement, Montréal possède un réseau souterrain reliant de nombreux bâtiments, comme des écoles ou des magasins, ce qui permet de se déplacer aisément dans la ville même en cas de températures extrêmes (j'aborderai le froid hivernal un peu plus tard...😅) 

Un des endroits où je préférais me rendre était le Biodôme, un espace intérieur dédié à la nature et aux animaux que j’ai visité plusieurs fois. Je me souviens tout particulièrement des pingouins qui étaient placés pas très loin de l’entrée. À mon sens, Montréal est une ville très agréable pour les enfants car il y a toujours de nombreuses activités à faire. J’appréciais, par exemple, me rendre à des spectacles ainsi que dans les parcs et forêts de la ville où nous y rencontrions souvent des écureuils. 
Ce que je n’ai pas tout de suite aimé, en revanche, était l’école primaire dans laquelle j’ai été scolarisée à partir de septembre. J’ai fait l’équivalent du CE2 à l’école publique Wilfrid-Bastien et j’ai ainsi découvert un tout autre mode d’enseignement que celui auquel j’ai été habituée en France. Nous devions tutoyer le professeur et les activités étaient plus des « jeux » que des « cours ». Ça semble être ludique décrit comme cela mais je me rappelle surtout m’être pas mal ennuyée toute l’année.

Ce qui était intéressant, par contre, était le fait qu’à chaque fin de trimestre toutes les classes de l’école se réunissaient dans un grand gymnase et les professeurs remettaient aux élèves les plus méritants de leur classe une médaille. 🥇 Je ne sais toujours pas si je suis en faveur de ce genre de système mais cela était inédit pour moi.

Les élèves étaient plutôt sympathiques mais je me rappelle avoir été un peu vexée un des premiers jours car l’un d’entre eux m’a dit que je parlais « bizarrement français ». Eh oui… Je n’avais pas encore l’accent québécois ! 🤷 Et j'avoue que comprendre toutes les phrases a demandé un petit temps d'adaptation entre l'accent et les mots non-utilisés en France. Mais je m'y suis faite !

En classe, nous avions aussi le droit d’apporter notre propre ballon de gymnastique gonflable, pour ne pas être assis toute la journée sur une chaise, ce que je trouve toujours être une excellente idée. 

Il y avait aussi le rituel du « berlingot de lait » tous les matins à 10h. Je me demande vraiment s'ils faisaient cela pensant que le lait est  réellement sain pour les enfants ou bien si c'était une directive du gouvernement pour que les citoyens s'habituent au lait et en consomment par la suite (ce qui est bien sûr favorable à l'industrie laitière). Bon, je n'y ai jamais adhéré car je n’ai jamais aimé le lait mais mon frère, qui avait alors 6 ans, pouvait en boire jusqu’à 10 par jour ! Je sais que cela existait (existe toujours ?) aussi dans certaines écoles françaises, mais pas dans celles où je suis allée, alors c'était assez surprenant pour la fille de 9 ans que j'étais.

Et pour terminer ce petit retour d'expérience de mon ressenti d'enfant à Montréal, je ne peux pas ne pas évoquer le froid de l'hiver 2006. Beaucoup de québécois appelaient cela un « hiver doux » mais les -15°C n'étaient pas des plus agréables. ❄️

L'école nous obligeait à porter un pantalon imperméable similaire à celui d'une combinaison de ski au-dessus de nos propres vêtements et à l'enlever quand nous arrivions en cours. De même, nous avions des bottes pour dehors et une autre paire de chaussures pour l'intérieur. 

Point positif : plusieurs fois l'école a été annulée car le bus scolaire (jaune comme dans les films) ne pouvait pas passer, et je restais donc à la maison bien au chaud. 

En somme, j'ai un souvenir assez tendre pour cette période de ma vie lors de laquelle j'ai découvert un tout autre pays et un mode de vie différent de celui que je connaissais. Je me rappelle avoir beaucoup pleuré lorsque nous avons quitté notre appartement et que nous avions dû rentrer en France. Je m'étais finalement habituée à vivre là-bas.

Je ne suis jamais retournée à Montréal depuis. J'avoue être un peu impressionnée par cette ville qui me rend tant nostalgique. Mais cela sera peut-être le cas un jour...

J'espère en tous cas que cet article vous a plu et je vous dis à très bientôt !

Flaminia Infopreneuriat.